4 idées fausses sur les anti-transpirants

imagesDepuis plusieurs années, les anti-transpirants et les déodorants font l’objet de multiples débats, sur Internet et dans la Presse. Mais qu’en est-il exactement, comment les utiliser et comment les choisir ? Voici quelques réponses pour y voir plus clair…

1 – Les anti-transpirants et les déodorants, c’est la même chose !  

FAUX : Seuls les antitranspirants régulent la sudation. Lors de leur application, les anti-transpirants  déposent à la surface de la peau des principes actifs (généralement des sels d’aluminium). Au contact de la sueur, ces sels se dissolvent et forment un gel qui vient boucher temporairement les canaux des glandes sudoripares. Celles-ci se mettent en veille et la transpiration diminue. Au bout de quelques jours, le bouchon est évacué avec les cellules mortes et l’émission de sueur reprend.

Les déodorants n’agissent pas sur la sécrétion de sueur. Ils luttent spécifiquement contre les odeurs de transpiration : soit en masquant ces odeurs avec un parfum, soit en détruisant les bactéries à l’origine de la formation des odeurs. Certains déodorants sont également anti-transpirant. Dans ce cas, ils contiennent des sels d’aluminium dans leur composition.

2 – Les anti-transpirants sont dangereux pour la santé ! 

FAUX : Cette rumeur qui anime la blogosphère n’est avalisée par aucune étude sérieuse. La blogueuse Celen s’amuse de cette agitation qui n’a d’autres sources que la « preuve sociale« , que l’on pourrait résumer ainsi : si tout le monde (traduisez de nombreuses personnes) le disent, c’est donc vrai ! En réalité, la dangerosité de l’aluminium n’a jamais été démontrée. L’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) le déclare elle-même : « aucun élément pertinent ne permet de considérer l’exposition par voie cutanée à l’aluminium comme présentant un risque cancérogène ».

Le comité scientifique européen de sécurité de la consommation (SCCS) a encore insisté dans un rapport publié en avril dernier : « aucune preuve n’a été apportée qui signale une augmentation du risque de cancer du sein, ni de tout autre cancer, ni de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de Parkinson, ni d’aucune autre maladie neurodégénérative chronique, en lien avec l’utilisation d’aluminium dans les cosmétiques » (source Asfoder)

Cependant, en vertu du principe de précaution, l’ANSM préconise comme l’ensemble des acteurs de ne pas utiliser les anti-transpirants sur une peau lésée (rasée, épilée ou irritée). Elle conseille également de ne pas utiliser quotidiennement des « déodorants » contenant plus de 0,6 % d’aluminium. Mieux vaudrait donc réserver l’utilisation des sels d’aluminium aux traitements anti-transpirants efficaces  et choisir des déodorants naturels au quotidien

 3-Il faut appliquer son anti-transpirant tous les matins après la douche pour que ce soit efficace ! 

FAUX : Les traitements anti-transpirant agissent sur le long terme. Leur efficacité dure en moyenne de 3 à 5, voire 7 jours selon les personnes. Pour optimiser leur effet, il est conseillé de les appliquer le soir au coucher sur une peau propre, sèche et saine (sans lésion). C’est la règle des 3 S.

Si vous vous rasez ou vous épilez les aisselles, n’appliquez pas d’antitranspirant le même jour. De même, évitez d’utiliser un anti-transpirant sur une peau irritée, l’effet astringent de l’aluminium renforcerait l’irritation.

4- Tous les anti-transpirants se valent, quelque soit la marque ! 

FAUX : Les produits anti-transpirants disponibles à la vente contiennent des taux variables de composés d’aluminium. Ils n’ont donc pas tous la même efficacité. Les déodorants anti-transpirants vendus en grande surface sont faiblement dosés en principes actifs et donc peu efficace. Seuls les produits contenant des sels hexahydratés d’aluminium, tels que les antitranspirants de la gamme DayDry, donnent des résultats notables sur les sudations importantes. Ce sont ces produits qui sont recommandés et privilégiés pour les problèmes de transpiration excessive. Ils sont préconisés en première intention par les médecins et les dermatologues pour le traitement des transpirations excessives (hyperhidroses) localisées.

Les anti-transpirants existent sous forme de gel, de bâton, de crème ou de lotion. En plus des sels d’aluminium, leurs formules peuvent associer des composés tels que des actifs antibactériens ou des huiles émollientes qui renforcent leur efficacité et leur tolérance cutanée. Selon les études, l’utilisation des anti-transpirants diminue de manière importante la transpiration des aisselles dans 90% des cas. Pour les autres formes, les résultats sont un peu moins important.

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